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Europe1的邀请

2009-05-20 09:16:36 编辑 删除

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拉法兰今天上午收到Europe1的邀请。下面是访谈记录。

 

拉法兰先生您好。您是UMP的参议员,前总理,萨科奇昨日将您所批评的医疗法案重新提上议程。在CHU之上建立集体领导。所以,也就是说医药部门重新居于管理地位,这是正如您曾亲口承认的法国改革困难的信号吗,总理先生?

当然这很困难,而且我们很清楚的看到,我们已经有点陷入僵局,而且总统已经重新划定标准。出自全国议会的文件已有点失衡,有利于管理层损害医药部门利益的逻辑。总统知道参议院需要包括医生、护士、护工的整个医疗系统的努力来支持医疗改革。

 

所以,您赞同总统今天所发表的声明?

总统发表了一些具有良好意义声明。如果政府接受由发言人A. Milon为议会准备的修正案,很明显我们会为此文件投票。政府应该接受我们的修正案,因为我们已经深层完善了出自国家议会的文件。所以,这个文本是值得一投的,我可以说如果政府接受了这个修正案,就意味着政府接受了昨天总统确定的方向。

 

拉法兰先生,很快的计算了一下之后我们发现,在900名国会议员,甚至920名,343参议员以及577名众议员中,有59名是医生,占国会议员中的6.4%,一个真的可以改变计划的压力集团,不是么?

坦诚的讲,您知道,如果您要在官员中计算,如果您要计算其它压力集团,这将正是重组国家议会或是说阻碍议会重组的东西。您不能认为一位议员只捍卫他的职业

 

那么,问题是什么?

嗯,问题很简单,我们想给管理者绝对的权力,并最终给医药部门,医药部门的逻辑是在管理层的压力下的,在高层管理者独立的权力操作的情况下。

 

这一点我们明白,但这是对R. Bachelot的反对吗?

不,很明显我们是对全国议会的文本有争议。同样很明显我们不希望独立的权力操作。但对我们来说很可能建立在议会行使其使命进行执法程序中的秩序,正如总统宪法改革的愿望是必要的。

因为说实话很遗憾,Marescaux报告只能在讨论的前一天公布而不能被参议员们研究。我猜想仍讲会在讨论法案之前被热烈讨论,这将是私下的讨论,因为没有二读程序。

 

结论:一场什么也没改变的改革,因为最终这是一个没有意义的文件,一场没有改变的改革!

不!不是的,您总是有些夸张,M.-O. Fogiel。这不是一场没有意义的改革。一定要坚持到最后,很明显医药处于改革的中心。个人医疗不应觉得泄气同时管理层不应给医药部门施加压力。

 

那么对于教育您怎么看?简单说两句。

关于教育,我认为应该确定大学的自主权。这是一部已经被通过的法案。我们在法律前提下讨论。同样我们应该尊重民主程序。大部分已经被通过。我会畅所欲言,当我不赞成某个条款的时候我会提出来,但我是在法律的前提下提出。

 

那么,我们畅所欲言,您知道我们听说实际上您根据在参议会上的对手G. Larcher,调整您的计划,而他的报告在很大程度上是由医院法案引发的,倡导建立医院管理

啊,这是谣言!

 

所以,您没输?

Larcher先生是杰出的领导者。我很敬佩他领导的工作。这是参议会非常重要的一项工作。

 

您将为他投赞成票?

我之前与他有友好关系。我们进行了合适的正确的初选。我们无冤无仇。我们按程序工作;我们简单的会面。但长期以来我投入医院方面的工作,因为我来自这个领域并熟悉医院的职能;我知道为了患者能够得到所需的补贴还有很多需要改进的地方。应该将它们实施。所以我同意领导者应该有最终责任,但他能够调查并为医疗权利不能脱离社会。

 

 

 

 

 

 

 

L’invité d’Europe 1

Jpr était ce matin l’invité d’Europe 1. Voici le script de l’entretien.

Bonjour monsieur Raffarin. Vous êtes sénateur UMP de la Vienne, ancien Premier ministre, et N. Sarkozy a repris les choses en mains hier sur le projet de loi sur l’hôpital que vous aviez critiqué. Il met en place un directoire collégial à la tête des CHU. Donc, c’est-à-dire que les médecins reprennent la main par rapport aux administratifs. Est-ce que c’est le signe que c’est difficile de réformer en France, comme vous l’avez vous-même éprouvé, monsieur le Premier ministre ? 
Bien sûr que c’est difficile, et on voit bien que là, on était quelque peu dans une impasse, et le Président a redressé la barre. Le texte qui était sorti de l’Assemblée nationale était déséquilibré, au profit de la logique 
administrative et au détriment de la fonction médicale. Et le Président a compris que le Sénat avait besoin de son engagement au côté de tout le corps médical, les médecins, les infirmières et les aides-soignantes, 
pour voter la réforme de l’hôpital.

Donc là, elle vous convient, telle qu’elle est présentée aujourd’hui par le président de la République ?

Le Président a fait un certain nombre de déclarations qui vont dans le bon sens. Si le Gouvernement accepte les amendements qui ont été préparés au Sénat par le rapporteur A. Milon, il est clair que nous 
voterons le texte. Encore faut-il que le Gouvernement accepte nos amendements, parce que nous avons profondément modifié le texte qui était sorti de l’Assemblée nationale. Donc, ce texte sera “votable”, je 
dirais, si le Gouvernement accepte ces amendements, c’est-à-dire si le Gouvernement accepte les orientations qui ont naturellement définies par le président de la République, hier.


J.-P. Raffarin, après un rapide calcul, sur les 900 parlementaires, 920 même, 343 sénateurs et 577 députés - on a fait le compte - 59 ont une profession médicale, 6,4 % des parlementaires. Un vrai lobbying donc pour modifier le texte, non ? 
Franchement, vous savez, si vous comptez les fonctionnaires, si vous comptez d’autres lobbyings, il y aura de quoi réformer l’ensemble du pays ou de bloquer l’ensemble des réformes. Vous ne pouvez pas penser qu’un parlementaire ne fait que défendre la profession qu’il a…

Alors c’était quoi, le problème ?

Eh bien, le problème, c’est simplement qu’on veut donner un pouvoir absolu aux directeurs et que finalement la fonction médicale, la logique de la médecine était sous la pression de l’administration, avec un directeur qui était au fond en situation d’un exercice solitaire du pouvoir.

Ça, on l’a bien compris, mais est-ce que c’est un désaveu de R. Bachelot ?

Non, il est clair que c’est le texte de l’Assemblée nationale que nous avons contesté. Il est clair aussi que nous ne voulons pas un exercice solitaire du pouvoir. Mais c’est probablement pour nous la nécessité 
quand même de mettre de l’ordre dans la procédure législative pour que le Parlement puisse accomplir sa mission, telle que l’a voulue le Président avec les réformes constitutionnelles.

Parce que, franchement, il est dommage que le rapport Marescaux, qui semble être un très rapport n’ait pas pu être étudié par les sénateurs, puisqu’il n’est publié que la veille du débat. Et j’imagine que les députés aussi auraient aimé en discuter avant qu’ils délibèrent de la loi. Ils en seront privés, de cette 
délibération, puisqu’il n’y aura pas de seconde lecture.

Résultat : une réforme pour rien, parce que finalement, cela va être un texte fade, une réforme pour rien !

Non ! Non, vous êtes toujours un peu excessif, M.-O. Fogiel. Il ne s’agit pas d’une réforme fade. Il faut aller au bout de cette réforme, mais il est clair que la médecine doit être au cœur de la réforme. Le personnel soignant ne doit pas se sentir démotivé et le lobby de l’administration ne doit pas l’emporter sur la fonction médicale.

On l’a bien compris, mais il fait soigner quand même les médecins, qui votent à droite : pour les universités, c’est plutôt les chercheurs qui votent à gauche. Donc là, sur les universités, on ne recule pas !

Non, franchement ; il est clair qu’il ne s’agit pas de recul ou de lâcher du lest. Il s’agit simplement de rééquilibrer. On avait dit que la direction de l’hôpital devait être collégiale, équilibré entre 
l’administration et le médical. 
Et sur les universités, que préconisez-vous ?
En deux mots.

Sur les universités, je crois qu’il faut être très fermes sur l’autonomie des universités. C’est une loi qui est votée. Là, nous sommes dans un débat avant la loi. Il faut quand même qu’on respecte les procédures 
démocratiques. Il y a une majorité qui a été élue. Moi, je parle librement. Quand je ne suis pas d’accord sur un texte, je le dis, mais je le dis avant la loi. 
Alors, on va parler librement. Vous savez ce que l’on entend : que vous réglez en fait vos comptes avec votre adversaire à la présidence du Sénat, G. Larcher, dont le rapport a largement inspiré le projet de loi hôpital, rapport qui préconisait une refonte de la gouvernance de l’hôpital… 
Eh bien, ce sont de mauvaises langues !

Donc, vous n’êtes pas mauvais perdant ? 
Monsieur Larcher est un excellent président. J’ai beaucoup de respect pour le travail qu’il mène. Il fait un travail très important pour le Sénat.

Vous auriez presque voté pour lui ?

C’est quelqu’un avec qui j’ai des relations amicales bien avant. On a fait une primaire tout à fait convenable et tout à fait correcte. Je n’ai aucune rancune et aucune vengeance. Nous travaillons régulièrement ; on se voit très facilement. Mais je suis engagé dans les affaires d’hôpitaux depuis très longtemps, parce que je suis un élu de terrain, et que je sais ce qu’est le fonctionnement de l’hôpital ; je sais qu’il y a beaucoup de choses à changer pour que le patient puisse avoir les prestations dont il a besoin. Il faut de l’efficacité ; donc, je suis d’accord pour qu’il y ait une responsabilité qui soit donnée au directeur, qui est une responsabilité finale, mais qu’il puisse, avant, consulter, et de faire en sorte que le pouvoir médical ne soit pas marginalisé dans l’hôpital.

 

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